Une pompe immergée solaire fonctionne au fil du soleil : les panneaux alimentent directement la pompe par un variateur, sans batterie. Le nombre de panneaux dépend de la puissance de la pompe, de la profondeur du puits et du volume d'eau à remonter chaque jour.
Une pompe immergée solaire fonctionne sans batterie ni raccordement au réseau. Elle démarre quand le soleil est suffisant et s'arrête la nuit. La puissance nécessaire dépend du débit souhaité et de la profondeur du puits. Une pompe de 750 W installée à 30 mètres de profondeur débite 2 à 3 m³/heure en plein soleil.
Les données à réunir avant de dimensionner
Trois informations conditionnent tout le calcul. La hauteur manométrique totale d'abord : la profondeur du niveau d'eau dans le puits, à laquelle s'ajoutent la hauteur jusqu'au point d'arrivée, réservoir ou parcelle, et les pertes de charge dans les tuyaux. Le besoin journalier ensuite : volume à arroser, abreuvoir à remplir, maison à alimenter. Enfin, l'ensoleillement du lieu selon la saison d'utilisation : une irrigation estivale et un abreuvement hivernal ne demandent pas la même installation. Ces données figurent sur la courbe de performance fournie par le fabricant de la pompe, qui indique le débit obtenu à chaque hauteur.
Calculer la puissance de panneaux
Relevez la puissance nominale de la pompe sur sa plaque signalétique. Multipliez par 1,5 pour obtenir la puissance de panneaux recommandée (marge pour faible ensoleillement et pertes). Pour une pompe de 750 W : 750 × 1,5 = 1 125 Wc, soit trois panneaux de 400 Wc. Le variateur solaire (contrôleur MPPT dédié au pompage) adapte la fréquence du moteur à l'ensoleillement disponible.
Stocker l'eau plutôt que l'électricité
Puisque la pompe ne tourne que le jour, la solution la plus simple pour disposer d'eau à toute heure est de la stocker : une cuve ou un réservoir surélevé se remplit pendant les heures ensoleillées et distribue ensuite l'eau par gravité. Cette approche évite le coût et l'entretien des batteries. Un flotteur ou un capteur de niveau arrête la pompe quand le réservoir est plein, et une sonde dans le puits la protège contre la marche à sec, qui l'endommagerait rapidement.
Choix du support orientable
Un support orientable automatique suit la course du soleil et augmente la production de 20 à 30 % par rapport à un support fixe. Le gain en heures de pompage est significatif : le démarrage commence plus tôt le matin et le fonctionnement se prolonge en fin d'après-midi. Le surcoût du tracker (300 à 600 euros) se rentabilise en une à deux saisons d'irrigation.
- Pompe 750 W à 30 m : 2 à 3 m³/h
- Panneaux nécessaires : 3 × 400 Wc
- Variateur solaire : 300 à 800 euros
- Gain tracker solaire : 20 à 30 % de production
Le câblage entre panneaux et variateur doit supporter la puissance totale. Utilisez du câble solaire de 6 mm² et des connecteurs MC4. Protégez le variateur dans un coffret étanche IP65 si l'installation est en extérieur. Un parafoudre DC en tête de ligne protège l'ensemble contre les surtensions atmosphériques.
Pour d'autres usages hors réseau, les mêmes principes de calcul s'appliquent à l'alimentation d'un réfrigérateur par panneaux solaires. Un forage destiné à l'eau potable ou à un usage domestique doit par ailleurs être déclaré en mairie, et un éventuel prélèvement important peut relever de la réglementation sur l'eau : le service compétent de la préfecture renseigne sur les démarches. L'effet des ombres sur la production, souvent sous-estimé, est expliqué dans la page sur l'ombrage des panneaux solaires.
